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L’âge d’or des comics (1938-1954).

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Action Comics 1 (juin 1938)

L’âge d’or fût marqué par trois phénomènes : La naissance des super-héros, la Seconde Guerre mondiale et la critique.

Un style nouveau : le super-héros.

A la fin des années 1930 et début 1940, les lecteurs habitués à des histoires de détectives, de pirates, de cow-boys, d’épouvante… découvrirent des super-héros avec ou sans masques, avec ou sans pouvoirs, souvent avec une double identité, mais avec un but commun : la justice.

Le premier fût Superman (Action Comics 1, juin 1938) : Le journaliste Clark Kent est un extra-terrestre venu de la planète Krypton qui a des pouvoirs grâce au soleil de la Terre.
Batman (Detective Comics 27, juin 1939) : Bruce Wayne met sa fortune et ses capacités humaines au service de la justice.
Flash (Flash Comics 1, janvier 1940) : L’étudiant Jay Garrick devint très rapide après un accident chimique.
Captain Marvel (Whiz Comics 2, juin 1940) : L’enfant Billy Batson devint un héros après qu’un vieux sage lui ait donné des pouvoirs.
Captain America (Captain America Comics 1, juin 1940) : Le soldat Steve Rogers obtint des capacités supérieures après une expérience scientifique.
Green Lantern (All-American Comics 16, juillet 1940) : L’ingénieur Alan Scott devint un justicier galactique grâce à un anneau de pouvoir.
Wonder Woman (All-Star Comics 8, décembre 1941) : Diana Prince tient ses pouvoirs de ses parents, Zeus et Hippolyte, reine des Amazones.

Ces héros, et d’autres, se placèrent dans des histoires politiques, militaires, cosmiques, sociales, policières…

 

La participation à la Seconde Guerre mondiale.

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans les comics on retrouva les héros au combat et des textes pour l’effort de guerre.


L’impopularité après la guerre.

Certains numéros mirent à l’honneur les soldats de retour à la vie civile.

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All-Star Comics 27 (décembre 1946)

Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, les héros perdirent en popularité. Il n’y avait plus d’ennemi politique comme les forces de l’Axe. Les héros passèrent d’une vie en partie liée à la guerre à une vie plus calme face à des braqueurs de banques, avec une vie «rangée», légère…

Chez DC Comics, Flash et Green Lantern disparurent. Les séries avec Flash furent arrêtées une à une, All-Flash en 1948, Flash Comics en 1949 et All-Star Comics en 1951. Les séries avec Green Lantern furent arrêtées également, Green Lantern en 1949, All-Star Comics en 1951, All-American Comics mit en valeur des histoires de cow-boys.

Superman, Batman et Wonder Woman restèrent debout, mais avec des compromis et une vie rangée. Batman passa de l’homme de l’ombre au héros qui travaille avec les autorités et fait visiter la batcave.


Durant la Seconde Guerre mondiale, des femmes dans les comics allèrent au front ou furent actives à l’arrière représentant le travail des femmes durant la guerre, mais après la guerre les héroïnes de comics devinrent des caricatures de femmes au foyer, de femmes amoureuses dans une Amérique qui tient à son image d’Épinal où tout va bien, comme on le vit avec Loïs Lane et Wonder Woman.


Chez Timely Comics (l’ancêtre de Marvel), en octobre 1949, la série Captain America Comics devint Captain America’s Weird Tales pour deux numéros (74 et 75), puis disparut brièvement pour revenir de mai à septembre 1954 (Captain America 76 à 78) où Captain America affronta des ennemis communistes.

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Captain America 78 (septembre 1954)


La maison d’édition Fawcett envoya des héros à la guerre de Corée combattre le nouvel ennemi, le communiste. Au cours des années 1950, elle arrêta la publication des héros de la famille Marvel (rien à voir avec la maison d’édition Marvel) pour des raisons de droits avec DC et Superman.


Des super-héros furent poussés vers la sortie par des comics de romance (All True Romance), sur des adolescents (Jughead Archie Pal), des westerns (Wild Western), des histoires policières (Crime SuspenStories),
des célébrités (Adventures of Dean Martin and Jerry Lewis).

 

 

De Superman au super mal.

Des associations religieuses et parentales s’opposèrent aux comics allant jusqu’à brûler des comics en place publique.

A la fin des années 1940, le psychiatre germano-étasunien Fredric Wertham se lança dans une campagne contre les comics. En 1954, il publia La séduction des innocents.

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Fredric Wertham

Dans ce livre, il expliqua que les comics pervertissent la société et rendent les jeunes violents, meurtriers. Il expliqua que Batman et Robin ont une relation amoureuse (alors qu’ils ont des lits séparés sur l’image), que Wonder Woman a des pratiques malsaines avec les menottes et les cordes, qu’elle met en péril l’ordre masculin, et que Superman met en avant le peuple supérieur de Krypton, Wertham alla jusqu’à faire un lien entre la puissance de Superman et les régimes fascistes. Il fût invité à participer à une sous-commission du Sénat sur la délinquance juvénile.

 

La Comics Code Authority.

Face aux critiques et par peur d’une censure du gouvernement, les maisons d’édition décidèrent de s’autocensurer et de mettre en place la Comics Code Authority en 1954.

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Logo du Comics Code Authority

Ce code explique que :

Toute représentation de violence excessive et de sexualité est interdite.
Les figures d’autorité ne doivent pas être ridiculisées ni présentées avec un manque de respect.

Le bien doit toujours triompher du mal.
Les personnages traditionnels de la littérature d’horreur (vampires, loup-garous, goules et zombies) sont interdits.
Les publicités pour le tabac, l’alcool, les armes, les posters et cartes postales de pin-ups dénudées sont interdites dans les comic books.
La moquerie ou les attaques envers tout groupe racial ou religieux sont interdits.

Un an après la mise en place de la Comics Code Authority, les ventes de comics chutèrent de 75% *, des comics furent édulcorés, des maisons d’édition fermèrent. Le monde du comics subit une crise.

* L’histoire secrète de DC Comics (Secret Origin The Story of DC Comics). Écrit par Mac Carter. 2010.

 

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